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Ci-après quelques 200 questions et sujets de
réflexions accompagnés de propositions et autres amorces de stratégies
et de solutions, réparties dans 11 chapitres. Une sorte d’inventaire
partiel de ce qui se dit ou se dira
Sans cet lex, comme oreiller de paresse, les acteurs et responsables touristiques et politiques auraient été responsabilisés. Durant près de 30 ans, ils ont été mis sous tutelle d'une loi dont seuls les spéculateurs et les plus malins ont profit
Si le canton les
communes et les populations concernées avaient été responsabilisés plus tôt, le
débat actuel sur la construction, les lits marchands, les zones touristiques ou
encore sur l’aménagement du territoire aurait déjà eu lieu et aurait trouvé des
solutions bien plus tôt. Sans ce frein de 30 ans, il y aurait eu certes des
excès, mais très vite réaction de la population locale.
Les propriétaires étrangers sont plus intéressants
pour le tourisme. A cause de la lex koller, le potentiel de mise en location
des logements de vacances est médiocrement utilisé, et le nécessaire panachage
de la clientèle est difficile à réaliser
Avec
les connaissances et les expériences acquises au cours des ans, il est évident
que sans la lex, les reventes de logements auraient été favorisées.
Aujourd’hui, on favorise la construction (le bétonnage) au lieu de la
rénovation du parc immobilier existant (reventes).
Sans
la lex, l’hôtellerie aurait fait sa révolution il y a au moins 10 ans. En
effet, ne pas donner de portes de sortie aux constructeurs d’hôtels
(transformation de l’hôtel en appartements ou bureaux par exemple) les a fait
fuir.
La
lex exige qu’une revente soit comptabilisée dans les contingents alors qu’il
n’y a pas d’emprise supplémentaire au sol. Elle est une entrave à la bonne
gestion touristique et immobilière : c’est pourquoi elle a toujours été
jugée anti-touristique.
Les
étrangers ne peuvent acheter plusieurs logements pour les mettre en location.
Il leur est interdit par la lex de louer à l’année à des indigènes ou à des
employés. C’est le cas des 240'000 résidences secondaires situées surtout dans
les régions touristiques de plaine et près des lacs.
Les
gros investisseurs étrangers, capables d’apporter du renouveau à nos régions de
montagnes, sont exclus du marché touristique, sinon par des partenariats sujets
à critiques ou par des montages financiers douteux.
Il
paraît évident que les villages de montagne non touristiques devraient aussi pouvoir
se développer, le cas échéant grâce aux étrangers qui souhaiteraient s’y
établir. Ce serait le cas sans la lex Koller.
Sans
la lex, la réflexion qui se serait développée en montagne, aurait
inévitablement attiré l’attention de la population sur le bétonnage incroyable
autour de nos lacs suisses.
Les
cantons de Zurich ou d’Argovie, par exemple, ont augmenté leurs résidences
secondaires ou de vacances de plus de 300 % de 1980 à 2000 (dernières
statistiques), alors que l’augmentation en Valais durant la même période n’a
été que de 27 % (Donnée de la LAT).
Mais de façon perverse, on dit que ce sont les régions de montagne qui
enlaidissent le territoire…
D’ailleurs,
la lex crée un sentiment d’injustice et de division : c’est cette loi qui
permet aux industries et aux communes industrielles de vendre autant de
territoire aux étrangers, alors que ces mêmes régions industrielles refusent
aux montagnards de vendre librement et selon leur choix, un logement en PPE en
station (part de terrain insignifiant).
En
fait, comme la lex Koller ne respecte en rien les spécificités locales, elle
est injuste. La région de Verbier par exemple dont la zone à bâtir ne
représente qu’un pour cent du territoire communale est obligée de se plier à
une loi qui doit être appliquée de façon identique à Veysonnaz ou à Montreux.
Et vice et versa.
Source : Echo des Dranses n°112 - juillet 2007 - par Monsieur André Guinnard
Au vu des discussions en cours pour la rédaction d'une nouvelle loi pur le tourisme valaisan, il me revient en mémoire un événement particulièrement intéressant.